Pénurie de médicaments… une continuité des soins avec des substituts sans risques?

consultation-medecin-syda-production-1200-shutterstock« Pénurie de médicaments : un quart des Français concernés », Le Parisien

Le Parisien annonce en effet que selon un sondage BVA pour France Assos Santé, « fédération […] qui regroupe 85 associations en santé, […] un quart des Français ont déjà été confrontés à une pénurie d’un médicament (anticancéreux, antiallergiques, antiépileptique…) ou d’un vaccin (Pneumovax, pour les personnes en attente de greffe, BCG…) ». Alain-Michel Ceretti, son président, remarque que « cela a des conséquences directes sur leur santé ».
Le journal souligne ainsi que « 45% des personnes impactées ont dû reporter, modifier, renoncer à leur traitement. Résultat : une augmentation des symptômes dans 14% des cas, une hospitalisation dans 5% ».
Le quotidien s’interroge : « Mais d’où viennent ces ruptures ? A des travaux de rénovation d’une usine par-ci, à une délocalisation par-là. Mais pour France Assos Santé, «les industriels sont très largement responsables, du fait de leurs stratégies financières contestables !» En clair, des labos réduisent leur stock pour limiter les pertes et vendent le reste au plus offrant ».
Le Parisien observe que « de son côté, l’ANSM, le gendarme du médicament, met en place des procédures pour assurer des substitutions et invite chaque personne concernée à consulter son médecin. Mais cela ne suffit pas à colmater les brèches ».
Alain-Michel Ceretti déclare ainsi : « Que les pouvoirs publics fassent leur travail, avec une harmonisation des politiques à l’échelle européenne ». Il « demande une information «claire sur les plans de gestion des pénuries» et aussi des sanctions financières aux laboratoires qui ne respectent pas ces plans », continue le journal.
Le Parisien livre en outre le témoigne d’un « septuagénaire [de la Somme qui] a déposé plainte ». Le quotidien explique : « Christian Bochet ne compte plus les kilomètres qu’il doit faire pour trouver le médicament dont sa femme a besoin. […] Line, qui souffre de la maladie de Parkinson, a dû faire face à des ruptures de stock de son traitement. Son mari […] vient de déposer une plainte auprès de la Cour européenne des droits de l’Homme ».
Le journal évoque ainsi « la pénurie du Sinemet*. Le traitement phare pris […] par 45.000 patients en France, est en forte tension d’approvisionnement depuis que le laboratoire a suspendu sa production pour mettre son usine aux normes ».
Christian Bochet déclare notamment : «C’est insupportable. Je fais la tournée des pharmacies, jusqu’à 35 km à la ronde, pour en trouver. Il ne nous reste que 5 semaines de stock… Après, c’est le flou car Line ne supporte pas le Modopar*, son substitut. Elle a essayé mais toutes ses constantes ont chuté ».
« Je fais valoir l’article 2, celui du droit à la vie et pointe l’atteinte aux droits fondamentaux d’accès aux soins »,
ajoute-t-il.
Le Parisien remarque que « l’ANSM, gendarme du médicament, a pourtant mis en place une procédure pour assurer aux malades de Parkinson une continuité des soins ». Christian Bochet note que « les alternatives ne marchent pas pour tout le monde. Mon combat est pour Line, et pour tous ces malades démunis ».

*Princeps: Sinemet

*Generique: Modopar

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