Est ce que les secrets de fabrication concerne les médicaments de chimiothérapie?
Complications graves en chimiothérapie au CHU de Nantes et Angers
Association d'Aide aux Victimes d'ENDOXAN Cyclophosphamide
Association d'Aide aux Victimes d'ENDOXAN Cyclophosphamide
Est ce que les secrets de fabrication concerne les médicaments de chimiothérapie?
Complications graves en chimiothérapie au CHU de Nantes et Angers
C’est pourtant bien ce qui s’est passé en septembre 2011 : dans le cadre de son traitement, Tacia a été soignée avec un des lots de Thiotepa périmés. Mais cela, ses parents ne l’ont découvert qu’en novembre 2011 avec les révélations de notre journal. « Aussitôt nous avons contacté l’Institut Gustave-Roussy, poursuit Patrick Saint-Aubin. Les médecins ont reconnu que Tacia avait reçu une dose du lot périmé. Ça a été un choc! Pour certains industriels, l’appât du gain passe avant la santé de nos enfants. »
30 % d’efficacité en moins
Après deux traitements de chimiothérapie à haute dose, Tacia a repris le chemin de l’école et son état semble satisfaisant. Mais pour son père, « le doute sera toujours là. Les soignants de l’IGR nous ont expliqué que, d’après leurs analyses, le produit périmé avait perdu 30% de son effet. C’est considérable. Si un jour, il y a une rechute, on ne pourra pas s’empêcher de penser que ce produit périmé a diminué ses chances de guérir », soupire Patrick. Un fait confirmé par une autre famille, la seule à avoir porté plainte dans ce dossier aujourd’hui. « Par courrier, l’IGR où est soigné mon enfant a déclaré que le produit qu’on lui avait administré n’était efficace qu’à 65-70%, explique le père de famille, qui préfère rester anonyme. C’est un scandale, et le pire, c’est de savoir que le laboratoire qui distribue le Thiotepa fait tout aujourd’hui pour reprendre ses activités! »
Les parents d’une fillette morte en novembre 2016 saisissent un juge d’instruction. L’enfant prenait un médicament contre le cancer issu du même lot que ceux pris par les patients nantais décédés à la même période.
« Moi, je veux savoir ce qu’il s’est passé. » On l’appellera Sarah parce qu’elle préfère rester dans l’ombre. Mais pas dans le silence. Le jeudi 10 novembre 2016, cette mère angevine a perdu sa fille de 8 ans, traitée au CHU d’Angers pour une tumeur suivant un protocole du Centre international de lutte contre le cancer Gustave-Roussy, à Villejuif. « Son cœur battait dans tous les sens. Elle est morte dans mes bras. »
Regard fixe et visage impassible. Sarah ne perd jamais le fil. La vie de cette ingénieure dans le domaine médical s’est transformée en un combat. Une question la hante : qu’est-ce qui a provoqué le décès de sa fillette ? Elle ne peut accepter la réponse de l’hôpital. « La professeure nous a parlé d’une évolution naturelle de sa maladie », lâche-t-elle, sceptique.
Elle s’étonne des explications de l’équipe médicale d’Angers, très éloignées de ce qu’elle savait de l’état de son enfant. La tumeur, diagnostiquée en février 2016, a été soignée lors de neuf cures à Gustave-Roussy. Avec un certain succès. Le mal avait régressé. « En septembre, notre fille a repris l’école, ses activités. » À Angers, en attendant « un traitement ciblé par séquençage génétique, notre fille a pris de l’Endoxan au CHU. » Le même cyclophosphamide (une classe de médicaments) en cause dans les décès suspects de trois autres patients nantais.
La fillette était arrivée dans les services angevins le 3 novembre. « Ils ont réussi à récupérer un nouveau flacon d’Endoxan après une rupture de stocks de cyclophosphamides »,assure Sarah. À partir de là, elle assure avoir vu l’état de sa fille se dégrader. « Maux de tête, vomissements, essoufflement, douleurs aux cuisses… » Sa santé a décliné inéluctablement.
« Rien d’imprévisible », soutient Laurence Soltner, de la direction des usagers et des affaires juridiques du CHU d’Angers. Pourtant, pour l’évolution de la tumeur, « le scanner ne montrait rien de nouveau », souligne la maman ingénieure.
Après des mois d’enquête, le pôle santé du parquet de Paris a choisi de classer sans suite, le 15 juin dernier, la plainte déposée par les parents angevins le 14 décembre. Il en a fait de même, le 20 juillet, pour les trois décès de Nantes. « En une semaine, ils sont tous morts de complications cardiaques alors qu’ils étaient soignés avec la même molécule issue du même lot, à Angers et à Nantes », affirme, preuves à l’appui, Me Antoine Béguin, avocat des familles des victimes.
Au CHU d’Angers, on martèle que les affaires n’ont « rien à voir ». « Les pathologies sont différentes, ça n’est pas le même protocole », insiste Laurence Soltner. Il n’empêche : une plainte avec constitution de partie civile a été déposée devant le doyen des juges d’instruction d’Angers. D’autres devraient suivre à Nantes. Avec des questions sur la traçabilité de ce lot d’Endoxan. « Une alerte a été donnée mais rien ne s’est passé », s’étonne Sarah.

Combien d’autres décès ?
Combien d’autres dossiers sont classes sans suite?

Drug safety is once again under the spotlight. In a study presented at the European Society of Medical Oncology Congress (Oct 7–11, 2016; Copenhagen, Denmark), Paolo Bossi and colleagues showed that a substantial number of clinical trials testing targeted and immunotherapies have suboptimal reporting of adverse events, particularly with regards to recurrent or late toxicities. Additionally, the US Food and Drug Administration (FDA) announced on Oct 4, 2016, that 27 drugs and drug classes—several of which include cancer agents—have been put on their watch list because of worrying evidence of unacceptable adverse events. The regulator has also issued a boxed warning, their most prominent caution, for direct-acting antivirals for hepatitis C virus (HCV)—a common infection for patients with haematological malignancies and liver cancer. The FDA is concerned that there is a risk of hepatitis B reactivation when using HCV antiviral medication, which can cause severe complications in patients with cancer.
In this issue of The Lancet Oncology, we publish a Series of three Reviews focusing on the important issue of drug safety. At a time when the number of biological agents due to come off patent is increasing, and in the face of a market fuelled by escalating drug prices and pressure from pharmaceutical companies and patient groups alike for expedited drug approval, issues surrounding the safety and efficacy of agents such as biosimilars and generics are paramount. Substantial variation exists between high-income and low-to-middle-income countries with regards to manufacturing and supply chain regulation of generic drugs, despite countries such as India providing a large market share of generic drugs worldwide. Moreover, bioequivalence—a key consideration when comparing generic formulations with their trade-marked counterparts—can vary substantially, making appropriate regulation particularly important. Issues of safety and regulation are further compounded when approving biosimilars: despite nearly 10 years’ of experience in dealing with biosimilar agents, regulators still need to streamline and expedite approval processes, and improve ways of reducing cost. Thus, taken together, the importance of pharmacovigilance has never been greater. Given that multiple health-care systems encourage or enforce generic and biosimilar prescribing, sometimes without physician knowledge or consent, coupled with further potential complications created by generic or biosimilar switching during a course of treatment, pharmacovigilance needs to evolve beyond merely the uncovering, monitoring, and reporting of adverse events, to continual pre-marketing and post-marketing surveillance.
Although a focus on regulatory and policy issues is key to monitoring safety and efficacy, especially for newer agents, there are other ways in which drug safety can be improved. In a Personal View in this issue of The Lancet Oncology, Andrew Bottomley and colleagues set out their rationale for initiating the Setting International Standards in Analysing Patient-Reported Outcomes and Quality of Life Endpoints Data consortium. This initiative was developed on the grounds that heterogeneity in health-related quality of life data make it difficult to compare results across trials, and can hinder the application of research findings to inform product labelling, clinical guidelines, and health policy. This endeavour is laudable, especially since evidence has repeatedly shown that toxicity reporting by clinicians rather than by patients leads to under-reporting of adverse events, and that the use of non-standardised statistical approaches can result in different data interpretations. Initiatives such as these help to improve the quality of reporting within a clinical setting, while also relying more on patient-reported outcomes.
Although it is promising to see that the issue of drug safety, especially in oncology, is being given due attention, it is all too easy to forget that sometimes efforts do not match up to reality, as shown by recent FDA announcements. Therefore, it is vital to ensure that drug safety is monitored and developed at all levels of a product’s lifecycle—from research to manufacture, to distribution, regulation, and policy. Greater integration and harmonisation of these efforts will ensure that safety is maintained not only for existing drugs, but also for new agents that enter the market in years to come. Through continuous monitoring and surveillance by companies, regulators, physicians, and patients, we can work towards ensuring that medications act only towards curing the patient, rather than causing further harm.
http://thelancet.com/journals/lanonc/article/PIIS1470-2045(16)30519-8/fulltext
Le Docetaxel (générique du Taxotere) est fabriqué en Inde par le laboratoire Accor (Intas Pharmaceuticals).
Des lots défectueux de Docetaxel sont responsables d’au moins 27 morts?
Y a t il eu des investigations sur les protocoles associant l’Endoxan ( ou générique cyclophosphamide) et le Docetaxel entrainant les décès de femmes en rémission?

Quelles sont les conclusions de l’enquête menée par l’ANSM ? traçabilité, excipients, impuretés?
http://sante.lefigaro.fr/article/securite-sanitaire-chronique-d-une-mort-annoncee
